Sunday, August 21, 2005

Le « Best Seller » au Maroc

Voici, ci dessous, selon Morocco Times, la liste des Best Sellers de 4 au 10 Décembre 2004 au Carrefour des livres à Casablanca (ma libraire préférée). Parmi les dix livres cités, je n’ai que la version originale du mémoire de Farah Pahlavi, que je n’ai pas encore lue d’ailleurs !

En fait, j’aurais aimé savoir le nombre des unités vendues qui ont fait de ces livres des best sellers. Si ces chiffres étaient disponibles, nous aurions tous convenu qu’il faut les appeler plutôt : Least worst sellers…
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The best-sellers for Dec. 4 to 10 at Casablanca's Carrefour des Livres



Best-sellers edited in Morocco:

1) Tetouan, Capitale de la Mediterranee, by M. Benaboud, Asmi
2) Sindbads marocain, by Fatima Mernissi, Marsam
3) Coiffeur, by Mourid and Nouiga, Nouiga
4) Jours de fetes au Maroc, by Ibrahimi, ACR
5) Poemes ecrits, lettres de prison, by S. Menebhi


Best-sellers edited in France:

1) Fitna: A war in the heart of Islam, by Gilles Kepel, Gillimard
2) Hidden Face of September 11, by Eric Laurent, Plon.
3) Maroc, la tradition du luxe, by H. Lagarde, Acanthe
4) Arabie Saoudite en guerre, by A. Basbous, Tempius-perrin
5) Memoire, by Farah Pahlavi, j'ai lu

Source: Morocco Times.

Thursday, July 14, 2005

Um Kulthoum

"Um Kulthoum" is the latest biography about the Arab Diva, “Assit”, written by Ratiba El-Hifni, an academic and music historian. According to this review by Al-Jadid Magazine, El-Hifni is breaking the trend of previous works (books, dramas, etc.) which were (rightly) praising the Arab legend but lacking any criticism. I find this a positive move. Whatever the admiration and reverence that we might have towards Um Kulthoum (and I’m a big fan of her music!), she was only a human being, a detail that, as the conclusion of the review states, might make her voice even more powerful and touching.

Monday, July 04, 2005

« Les islamistes marocains, le défi à la monarchie » de Malika Zeghal

La montée en puissance du PJD, l’entrée en scène politique d’un nouveau parti islamique, Al Badil Al-Hadari, la déclaration républicaine de Nadia Yassine, etc., voilà qui rend le récent livre « Les islamistes marocains, le défi à la monarchie » de Malika Zeghal, on ne peut plus d’actualité (lire sur ce lien la présentation du livre par l’éditeur ainsi que la biographie de l’auteur). L’étude menée par Zeghal semble bien sérieuse, à en juger par cette note des Editions le Fennec :

« Ce livre se fonde sur un travail de terrain effectué entre 1999 et 2003 : au cours de plusieurs séjours à Rabat, Fès et Casablanca, j’ai rencontré des oulémas, des étudiants des universités de la Qarawiyyine et de Dar al-Hadith, des responsables du système d’enseignement d’Etat religieux, primaire et secondaire, qu’on appelle au Maroc l’enseignement « originel », des représentants d’associations ou de partis islamistes et des observateurs de la vie politique marocaine, qui m’ont accordé de nombreux entretiens. » C’est dire la minutie avec laquelle Malika Zeghal a entrepris cette étude qui pose, de manière très précise, la question des relations entre islam, pouvoir et démocratie. Depuis les années 1990, l’islam politique occupe une place primordiale sur la scène publique marocaine. Les islamistes, par leurs revendications et, pour certains, leur soif de participation politique, ont lancé à la monarchie un véritable défi, s’adressant directement au pouvoir, parfois dans le conflit, parfois dans le dialogue.

Thursday, June 09, 2005

Le Harem et l’occident, de Fatima Mernissi

Il y a quelques semaines, je suis tombé, par hasard, sur l’émission d’Al Jazeera, « Al kitab khayro jaliss » (« le livre est le meilleur compagnon ») de Khaled Alhroub. Il invitait, pour l’occasion, Fatima Mernissi pour parler de son livre « Scheherazade goes west » (la version française est intitulée « le Harem et l’occident »). L’idée principale du livre serait, semble t-il, que l’occident, tout en fantasmant sur le harem de l’orient, s’est tout autant constitué un harem occidental, en emprisonnant la « femme idéale » dans le portrait robot résumé par : «sois belle et tais-toi».

Tout au long de l’émission, Fatima Mernissi donnera des exemples de ce harem à l’occidentale. Ainsi, explique t-elle, pour de nombreux peintres occidentaux, comme Matisse ou Delacroix, la femme, dont ils dressaient le portrait, était soit allongée, soit malade ou nue. Au contraire de la femme orientale « idéale » qui était beaucoup plus active, montait le cheval, etc.. Ceci explique, selon elle, que les occidentaux décrivent Scheherazade comme une femme passive, emprisonnée dans les palais, stupide, uniquement servant le vin, alors qu’en vérité, c’était une femme intelligente, faisait de la poésie,…

Pour des raisons similaires, elle se montre assez critique de l’image de la femme dans le cinéma occidental. Elle fera également part de quelques anecdotes, comme lorsque, arrivant aux états unis pour étudier, une collègue lui suggéreras d’enlever ses boucles d’oreilles, lui expliquant qu’elle ne pouvait être, et intelligente et belle à la fois, et qu’il fallait choisir. Sans la convaincre toutefois ! Fatima évoquera, également, la pression subie par les femmes occidentales pour garder une forme de poupée Barbie. Elle précisera, notamment, que le concept de beauté des femmes chez les Arabes s’adapte avec l’age, au contraire du concept occidental qui est sans pitié. D’autres détails intéressants peuvent être retrouves dans cette transcription (en arabe), publiée sur le site web d’Al Jazeera.

L’émission pourrait laisser l’impression d’un livre apologétique de la femme arabe et incendiaire à l’égard de la femme occidentale. Je ne pense pas que ça soit l’objectif de Fatima Mernissi. Le livre peut être vu, simplement, comme une réponse aux fantasmes de l’occident par rapport au « harem de l’orient », à la « passivité de la femme arabe », etc.

Friday, May 06, 2005

Une certaine Histoire des juifs du Maroc

Robert Assaraf vient de publier un livre sur les juifs du Maroc, intitulé "Une certaine Histoire des juifs du Maroc" et comprenant 800 pages ! Ce genre de livre ne peut être qu’intéressant. D’une part, la communauté juive reste largement méconnue au Maroc, la documentation la concernant n’étant pas suffisante. D’autre part, ayant toujours eu des rapports étroits avec les hautes sphères du royaume, elle peut être considérée comme un miroir qui reflète l’élite marocaine de manière générale et les rouages de la vie politico-économique au Maroc.
Jallal

Monday, April 18, 2005

"Les Frères Musulmans" de Xavier Ternisien

Xavier Ternisien, après le succès de son livre "La France des Mosquées" publie un nouveau livre non moins sérieux sur les Frères Musulmans, intitulé justement "Les Frères Musulmans". Le livre suscite d’ores et déjà des réactions ici et là dont voici une, de Abdallah Thomas Milcent, publiée récemment.

À propos du dernier livre de Xavier Ternisien sur les « Frères musulmans »
Par Dr. Abdallah Thomas Milcent
mercredi 13 avril 2005

Lorsque j’ai appris que Xavier Ternisien préparait un livre sur les frères musulmans, je me suis dit qu’il serait intéressant de le lire connaissant la pratique assidue de l’éthique journalistique par l’auteur.

J’avais auparavant été déçu par la lecture des livres en français sur le sujet qui restaient trop superficiels et trop factuels, ne rendant pas compte des débats d’idées qui secouent l’organisation des frères musulmans depuis sa création. Je ne parle pas ici des caricatures d’enquêtes publiées ça et là, mais des ouvrages universitaires de référence sur le sujet."


Cliquez ici pour voir l’article en entier.

"Les Frères Musulmans" figure sans doute sur ma liste prioritaire des bouquins à acheter. Vos commentaires sur ce livre seraient grandement appréciés, que ce soit si vous avez lu le livre ou si vous en avez eu des échos.